Hey ho!

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Juste moi, mes textes, des idées, des citations d'auteurs et des paroles de chansons qui me marquent et me font vivre



Je ne vous demande pas de les aimer, je ne vous demande pas de les comprendre, je ne vous demande pas de prendre plaisir à les lire mais de respecter ma catharsis. Ce n'est pas du grand art, ça n'en sera jamais. C'est seulement un moyen de me débarasser de mes fantômes et de tout ce que la Petite Fille ne peut pas assumer pour le moment.


Bonne visite et bonne lecture!


photo: moi
sur: The Kill
Hey ho!

# Posté le vendredi 24 avril 2009 14:06

Modifié le dimanche 09 août 2009 15:08

Non

Quelque chose n'allait pas. Quelque chose dans son regard, une étincelle déplaisante qui lui faisait peur. Et son ironie et son cynisme... Cette peur s'était transformée en angoisse comme le temps pasait et comme il devenait plus hautain, plus orgueilleux, comme il devenait maître.. Soudain, elle se leva et dit simplement:
"Non."
Elle se dirigea vers la porte mais fut interrompue par le son de sa voix:
"Reviens."
Calme posée et froide, comme celui qui avait prononcé ce mot. Un tremblement de peur et d'excitation la parcourut, mais il ne fallait pas qu'elle cède, pas cette fois, pas une fois encore. Elle avait peur de se retourner, d'affronter son regard qu'elle savait brûlant comme la glace et qui la dépossèderait d'elle même comme les fois précédentes.
"Tu as déjà essayé, tu ne peux pas partir, tu le sais"
Une évidence n'a pas besoin d'être énoncée. Son silence comme réponse était éloquent, elle savait aussi bien que lui, mais ses mots couchés sur le son de sa voix avait arraché cette évidence de son monde pour la faire pénétrer dans la réalité. Et dans cette réalité, il n'existait plus d'ange ni de protecteur, plus d'amour impossible ni de haine sans fin, il n'existait que eux deux dans cette pièce avec pour seul lien cette tension insoutenable.
Soudain, elle ne voulait plus de ses rêves, plus de ce monde qui l'anesthesiait. Elle ne voulait plus de lui. Une douleur sourde monta dans sa poitrine. Non! Ce n'était pas possible! Elle ne pouvait pas ne plus le vouloir, ne plus le désirer de chaque parcelle de son être entier, il était tout pour elle, son seul rêve, sa seule envie, sa vie... Oui. Il était.
Elle inspira profondément et, avec l'impression de s'arracher le coeur à mains nues, se retourna et le regarda droit dans les yeux. Il savourait déjà son triomphe, piètre simulacre de victoire sur cet être rongé par le désir et la folie et ses yeux brillait de vice et de satisfaction. Elle rompit le silence d'une voix qui ne lui ressemblait pas ; calme, posée et froide, elle lui dit simplement:
"Non. Je ne crois plus en toi."
Pas besoin de plus de mot. Son rêve s'évanouit comme s'évanouissait la certitude pour lui de la contrôler. La dernière image qu'elle vu de lui fut son sourire qui, pour une fois, semblait avoir un goût amer. Le temps d'un ultime regard et il la laissa en paix. Elle ferma les yeux un instant pour les ouvrir brouillés par les larmes sur une pièce et un coeur vide.
Non

# Posté le vendredi 24 avril 2009 13:45

Modifié le dimanche 09 août 2009 15:09

Bury me

The Kill

Déconseillé aux non amateurs de la langue anglaise. Je hais les traductions en français, elles ne valent jamais le texte original et le dénaturent totalement.
En ce moment, cette chanson m'habite et m'inspire. Toujours s'intéresser à quelque chose de nouveau dont on entend parler plutôt que de le refuser par 'ignorance'. Si j'avais su, j'aurais aimé ce texte plus tôt.


What if I wanted to break
Laugh it all off in your face
What would you do?
What if I fell to the floor
Couldn't take all this anymore
What would you do, do, do?

Come break me down
Bury me, bury me
I am finished with you

What if I wanted to fight
Beg for the rest of my life
What would you do?
You say you wanted more
What are you waiting for?
I'm not running from you

Come break me down
Bury me, bury me
I am finished with you
Look in my eyes
You're killing me, killing me
All I wanted was you

I tried to be someone else
But nothing seemed to change
I know now, this is who I really am inside.
Finally found myself
Fighting for a chance.
I know now, this is who I really am.

Come break me down
Bury me, bury me
I am finished with you, you, you.
Look in my eyes
You're killing me, killing me
All I wanted was you

Come break me down
Break me down
Break me down

What if I wanted to break...
Bury me, bury me
Bury me

# Posté le dimanche 26 avril 2009 06:02

Modifié le dimanche 09 août 2009 15:09

Mechanical love

IL


Un jour par semaine, ils se retrouvent dans sa chambre ou la sienne pour de piètres scènes de baise. Comment en est il arrivé là? Il ne sait plus exactement. Peut être parce qu'il l'aime bien mais pas assez. Ou peut être par pitié.
Il est dans sa chambre, couché contre elle, il écoute sa respiration calme. Il sait que dans un moment, il va devoir coucher avec elle. Parce qu'elle en a envie. Pour elle, c'est une raison bien suffisante et il n'a plus la force de supporter une de ses scènes.
Elle se tourne vers lui, approche son visage du sien, sourit, attend. Elle attend une preuve, qu'il lui montre qu'il a envie d'elle comme elle a envie de lui. Puis, brusquement, lassée d'attendre au bout de quelques secondes, elle approche ses lèvres des siennes et l'embrasse. Doucement d'abord, comme pour ne pas le brusquer. Comme il lui rend son baiser elle se tourne vers lui et presse son corps contre le sien.
Il l'embrasse lui aussi, et la serre. Mécaniquement. Il sait ce qu'il a à faire pour la contenter, elle n'a envie que d'une bite, peu importe que ce soit lui à l'autre bout. Il se place sur elle, embrasse son cou, puis descend jusqu'au nombril pour remonter doucement en entrainant avec lui son tshirt qu'il fait passer par dessus sa tête. Elle est maintenant à demi nue devant lui et il ne se sent pas la force de passer par la case préliminaire. Elle ne le suçera pas de toute façon et il commence à se lasser des politesses non rendues. Quoi qu'il fasse de toute façon, elle se laissera faire comme un jouet, alors autant ne pas s'emmerder.
Il enlève à son tour son tshirt puis la laisse profiter quelques secondes de son étreinte, du contact doucereux de leur deux peaux l'une contre l'autre. Elle le sert et l'embrasse comme si sa vie en dépendait, elle ne se contrôle plus et il sait qu'elle le pense dans le même état. Prenant les devant (pour une fois), elle achève de le déshabiller et retire doucement ce qui lui reste de vêtements. Plus rien ne fait maintenant obstacle à l'union de leur corps et elle s'abandonne à lui une fois encore.
Lassé de jouer le même jeu avec elle il ne s'embarasse pas et la prend brutalement. Elle se laisse faire, indifférente à la brusque douleur qui est montée en elle. Elle a l'habitude, mais avec lui ce qui va suivre sera bien meilleur. Come on/come back et ainsi de suite. Comme un robot, comme l'être dénué de sentiment qu'elle l'accusera plus tard d'être. Parce qu'au fond ils sont pareils. Deux êtres insensés, elle n'a aucune sensation, lui, aucun sentiment.



Inspiré de faits réels...
ou pas
Mechanical love

# Posté le dimanche 26 avril 2009 17:01

Modifié le dimanche 09 août 2009 15:14

Mechanical love

Elle


Elle attend ce jour de la semaine avec impatience, le jour où ils se retrouvent chez elle ou chez lui, le jour où ils pourront refaire l'amour. Pourquoi est ce comme cela? Elle ne sait pas exactement. Peut être parce qu'ils s'aiment ou parce qu'ils en ont envie.
Elle est dans sa chambre, couchée contre lui, elle écoute sa respiration calme. Elle savoure à l'avance ce qu'il va se passer ensuite. Elle a envie de lui et c'est pour elle une raison suffisante.
Elle se tourne vers lui, approche son visage du sien, sourit, attend. Elle attend une preuve, qu'il lui montre qu'il a envie d'elle comme elle a envie de lui. Puis, brusquement, lassée d'attendre au bout de quelques secondes, elle approche ses lèvres des siennes et l'embrasse. Doucement d'abord, elle ne veut pas le brusquer. Comme il lui rend son baiser elle se tourne vers lui et presse son corps contre le sien.
Il lui répond et comme son corps se colle au sien elle sent son coeur s'accélérer. Elle le veut ici et maintenant, elle ne veut que lui, ils sont tous les deux seuls dans son lit et c'est tout ce qui importe. Elle frissonne lorsqu'il lui embrasse le cou et, lorsque ses lèvres descendent jusqu'à son nombril, se mord les lèvres pour ne pas gémir. Elle le laisse lui ôter son tshirt et le regarde, droit dans les yeux. Elle tremble d'excitation et savoure par avance ce qui va suivre. Quoi qu'il fasse de toute façon, elle le laissera faire, elle se laissera faire comme la petite poupée qu'elle voudrait être pour lui.
Il enlève à son tour son tshirt, leurs peaux se frôlent et se caressent dans cette étreinte sensuelle et doucereuse propre aux corps qui se veulent et se découvrent. Elle le sert et l'embrasse comme si sa vie en dépendait, elle ne se contrôle plus et le pense dans le même état. Prenant les devant (pour une fois), elle achève de le déshabiller et retire doucement ce qui lui reste de vêtements. Plus rien ne fait maintenant obstacle à l'union de leur corps et elle s'abandonne à lui une fois encore.
Elle s'attendait à de la douceur, mais il la prend brutalement. Elle a mal et se mord les lèvres, indifférente en apparence à la brusque douleur qui est montée en elle. Elle ne dit rien parce qu'avec lui, ce qui va suivre sera bien meilleur. Mais quelque chose ne va pas. Il se contente d'un come on/come back qu'il critiquait il y a quelques minutes encore envers ses autres. Elle a envie de pleurer mais se retient. Elle le lui reprochera plus tard, elle ne peut rien lui dire, il est le seul à la comprendre et à la baiser à peu près correctement. Parce qu'au fond ils sont pareils. Deux êtres insensés, il n'a aucun sentiment, elle, aucune sensation.



Pas trop satisfaite de cette version.
J'y ai mis trop de moi, ou pas assez.
A voir
Mechanical love

# Posté le lundi 27 avril 2009 17:24

Modifié le dimanche 09 août 2009 15:13